À quelques jours des élections du Comité exécutif de la Fédération guinéenne de football (FGF), le football guinéen se trouve à un tournant décisif de son histoire. Au-delà des ambitions personnelles et des discours de campagne, une question fondamentale s’impose : qui est véritablement prêt à investir pour le football guinéen, et qui espère en tirer profit ?
L’avenir du football guinéen ne saurait se construire uniquement sur des promesses. Il exige des hommes et des femmes capables de porter une vision, de mobiliser des ressources et de placer l’intérêt supérieur du sport national au-dessus des intérêts personnels. Dans cette perspective, le parcours d’Antonio Souaré mérite d’être remis au cœur du débat.
Il incarne une certaine conception du dirigeant sportif : celle d’un homme qui mobilise ses moyens, son expérience et son réseau au service du développement du football. Son passage à la tête de la Feguifoot reste, une référence pour nourrir la réflexion sur le profil des futurs dirigeants.
À l’heure où les candidats rivalisent d’ambitions, l’enjeu est donc de distinguer ceux qui viennent chercher dans le football une source d’enrichissement personnel de ceux qui sont prêts à investir leur énergie, leurs compétences et leurs ressources pour faire rayonner la Guinée.
Car diriger le football ne devrait jamais être une simple affaire de prestige ou de pouvoir. C’est une responsabilité qui exige des sacrifices, de la transparence, une capacité de gestion et, surtout, un amour sincère du ballon rond.
Treize membres, treize compétences : une vision collective.

Une conviction attribuée à la légende du football Johan Cruyff résume parfaitement cet enjeu : « Choisissez le meilleur joueur à chaque poste, et vous n’aurez pas une équipe de onze forts, mais onze numéros un. » rappelle Antonio Souaré
Cette philosophie dépasse largement les limites du terrain. Elle rappelle qu’une équipe dirigeante performante ne se construit pas autour d’un seul homme, mais sur la complémentarité des talents, la diversité des expériences et la convergence des ambitions.
C’est dans cet esprit qu’Antonio Souaré défend cette vision : « Une équipe ne se résume pas à un nom. Elle se compose de talents qui se complètent. »
L’objectif affiché est clair : réunir des compétences diverses pour répondre aux défis du football guinéen, renforcer sa gouvernance et lui donner de nouvelles perspectives de développement.
Le choix des dirigeants de la FGF ne devrait donc pas se limiter aux alliances ou aux intérêts circonstanciels. Il doit reposer sur les compétences, la crédibilité des projets, les résultats obtenus et la capacité réelle de chaque équipe à faire progresser le football national.
Au moment où se dessine une nouvelle page de l’histoire de la Feguifoot, une interrogation demeure : la Guinée choisira-t-elle des dirigeants attirés par les ressources du football ou des bâtisseurs prêts à investir pour son avenir ?
L’heure n’est plus seulement aux discours. Elle est à la vision, à la responsabilité et aux actes. Car le football guinéen ne réclame pas simplement des dirigeants : il a besoin de bâtisseurs capables de faire de la passion nationale un véritable projet de développement comme Antonio Souaré.
OLLADI IBRAHIMA
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