Face à la baisse de fréquentation des lieux de culte, notamment par les jeunes, les autorités religieuses du district de Goundoupy, dans la commune rurale de Taran (préfecture de Labé), ont décidé de durcir les mesures disciplinaires au sein de la communauté. Désormais, toute absence prolongée à la mosquée exposera le concerné à un isolement social strict.
La décision, prise par les sages et leaders religieux locaux, fait de la fréquentation de la mosquée non seulement une obligation religieuse, mais également une condition d’intégration sociale. Selon les informations recueillies sur place, toute personne qui ne fréquente pas régulièrement la mosquée de son secteur sera mise à l’écart de la vie communautaire.
Les règles établies sont précises. Un mois d’absence non justifiée entraînera des sanctions immédiates. Le grand imam de Goundoupy a averti que les personnes concernées verront toutes leurs cérémonies de mariages, baptêmes ou funérailles boycottées par la communauté.
Dans le même élan, les autorités religieuses ont également annoncé des mesures visant à lutter contre le gaspillage lors des mariages. Le grand imam a formellement interdit les dépenses excessives, notamment les grandes réceptions, les cortèges et autres manifestations jugées superflues. Désormais, la dot se limitera à trois sacs de sel et des noix de cola, a-t-il précisé.
Selon les responsables religieux, ces décisions ont été prises en concertation avec les autorités civiles locales, afin de préserver la cohésion sociale et les valeurs traditionnelles.
Un délai de grâce de 10 à 20 jours a été accordé pour permettre aux fidèles de renouer avec les lieux de prière. Passé ce délai, les sanctions seront appliquées sans exception, y compris lors des événements les plus heureux ou les plus douloureux de la vie.
À noter que l’interdiction des dépenses excessives lors des mariages n’est pas une initiative isolée. Elle a déjà été adoptée dans plusieurs localités du Fouta, dans le but de faciliter le mariage des jeunes et de les protéger contre l’endettement excessif.
Mariam Baïlo Baldé.




















