Rabat (Maroc) – La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui opposait le Maroc au Sénégal, s’annonçait comme l’apothéose du football africain et une vitrine de l’expertise organisationnelle du pays hôte. Toutefois, au-delà du spectacle sportif, cette rencontre remportée par le Sénégal (1-0 après prolongation) a été marquée par de nombreux dysfonctionnements, des tensions en amont et des scènes de confusion sur et en dehors du terrain, laissant une impression mitigée chez les observateurs et les supporters.

Accueil et sécurité : de vives critiques avant le coup d’envoi
La tension était palpable bien avant le début de la rencontre. La Fédération sénégalaise de football a publiquement dénoncé des manquements dans l’organisation dès l’arrivée de la délégation à Rabat. En cause, une sécurité jugée insuffisante à la gare ferroviaire, exposant joueurs et membres du staff à une foule dense et difficilement maîtrisable.
Des réserves ont également été émises concernant les conditions d’hébergement. La délégation sénégalaise a indiqué avoir dû exprimer son mécontentement avant d’obtenir un hôtel répondant aux standards attendus pour une finale continentale. Par ailleurs, le Sénégal a refusé de s’entraîner sur le terrain initialement mis à disposition, estimant que celui-ci favorisait l’équipe hôte et contrevenait au principe d’équité entre les finalistes.
Billetterie et accès au stade : la colère des supporters
Du côté des supporters, l’organisation a également fait l’objet de nombreuses critiques. La gestion de la billetterie a suscité une vive frustration, notamment en raison de longues files d’attente, d’un quota jugé insuffisant pour les supporters sénégalais et d’une distribution des billets qualifiée de confuse. Plusieurs fans ont dénoncé une mauvaise communication et un manque de transparence dans l’accès au stade.

Arbitrage, VAR et interruption du jeu
Sur le plan sportif, la finale a été marquée par une importante controverse arbitrale dans les derniers instants du temps réglementaire. Un but sénégalais a d’abord été annulé pour hors-jeu, avant qu’un penalty ne soit accordé au Maroc après recours à la VAR. Cette décision a entraîné une interruption du match d’environ vingt minutes, provoquant incompréhension et tensions.
En signe de protestation, l’équipe sénégalaise, sur instruction de son entraîneur Pape Thiaw, a momentanément quitté la pelouse. Un geste vivement critiqué par certains officiels, dont le président de la Confédération africaine de football (CAF), qui l’ont qualifié de comportement inacceptable.
Olladi Ibrahima.

























