Le coup d’envoi des examens d’entrée en 7ᵉ année a été donné ce jeudi sur toute l’étendue du territoire national. Pour cette session, 338 392 candidats, dont 159 578 filles et 178 814 garçons, issus de l’enseignement général et de l’enseignement franco-arabe, prennent part à cette importante étape de leur parcours scolaire.
À l’occasion du lancement officiel des épreuves, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alphabacar Barry, a insisté sur la nécessité de créer un environnement apaisé pour les élèves afin de leur permettre de composer dans les meilleures conditions.

« Il faut stresser moins les enfants, être à leur écoute et les accompagner dans la rigueur, la discipline et le respect des règles. Les dispositifs mis en place visent donc à réduire leur stress et à leur permettre de s’installer sereinement dans leurs salles de classe. Nous constatons aujourd’hui que ces dispositions sont effectivement appliquées », a déclaré le ministre.
Le département affirme avoir pris plusieurs mesures pour garantir le bon déroulement des examens et renforcer leur caractère inclusif. Parmi celles-ci figurent la transcription des sujets en braille pour les candidats malvoyants, le rapprochement des centres d’examen des lieux de résidence des élèves ainsi que la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des épreuves.
« Nous avons voulu organiser des examens inclusifs. C’est pourquoi les épreuves ont été transcrites en braille pour les candidats malvoyants. Nous avons également veillé à rapprocher les centres d’examen des lieux de résidence des élèves et mobilisé l’ensemble du personnel d’encadrement, de surveillance, de coordination ainsi que les équipes du ministère afin de répondre efficacement à toute difficulté qui pourrait survenir », a-t-il expliqué.
Le ministre a également souligné que ces examens constituent un test grandeur nature des réformes engagées dans le système éducatif guinéen. Selon lui, les récents changements opérés dans les programmes du primaire et la mise à disposition de nouveaux manuels scolaires devraient contribuer à améliorer les performances des élèves.
« Nous opérons actuellement des réformes dans le système éducatif et c’est l’occasion de vérifier si elles produisent les résultats attendus. Récemment, nous avons procédé à la révision des programmes du primaire et mis de nouveaux manuels à la disposition des élèves », a-t-il indiqué.
Évoquant les perspectives du secteur, Alphabacar Barry a estimé que ces évolutions s’inscrivent dans une dynamique de modernisation du système éducatif, intégrant davantage les approches liées à l’ESTEM (Enseignement des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Il s’est également félicité de la forte participation des jeunes filles à cette session.
« C’est le début d’un système éducatif qui prend davantage en compte plusieurs dimensions, notamment l’ESTEM. Je constate également qu’une forte proportion de jeunes filles participe à ces examens. Les statistiques sont encourageantes et confirment les progrès réalisés en matière de scolarisation des filles », a conclu le ministre.
Cette première étape des examens nationaux mobilise ainsi des centaines de milliers d’élèves et d’encadreurs à travers le pays, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer la qualité, l’équité et l’inclusivité du système éducatif guinéen.
OLLADI IBRAHIMA
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