Conakry, le 30 avril 2026 Un incident préoccupant s’est produit ce jeudi à Hamdalaye, où j’étais en activité j’ai été interrompu et pris à partie alors que je réalisais une interview dans le cadre de mon travail.
L’intervention est venue du Directeur général de la police, qui se serait opposé à la captation d’images sur les lieux. « Dégage ! Qui vous a autorisé de filmer ? C’est vous qui sabotez ce pays ! C’est quoi ça ? », À t-il lancé sur un ton ferme, mettant fin à l’entretien en cours.
Surpris par cette réaction, j’affirme avoir tenté d’obtenir des clarifications quant à la nécessité d’une autorisation préalable pour exercer mon métier sur la voie publique. Une question restée sans réponse directe dans la tension du moment.
Toutefois, les éléments de sécurité présents ont fait preuve de retenue et de professionnalisme, évitant que la situation ne dégénère davantage.
Cet incident relance le débat sur les conditions d’exercice du journalisme en Guinée, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et l’accès à l’information dans les espaces publics. Si certaines zones ou opérations sensibles peuvent faire l’objet de restrictions spécifiques, la pratique journalistique, en règle générale, ne requiert pas d’autorisation préalable pour la couverture d’événements d’intérêt public, dans le respect des lois en vigueur.
Face à cette situation, des voix pourraient s’élever dans les milieux médiatiques pour appeler à un meilleur encadrement des interactions entre forces de l’ordre et professionnels de l’information, afin de garantir un climat de travail serein et respectueux des droits de chacun.
OLLADI IBRAHIMA
Altinfo : 626186900



















