Dans une déclaration au ton ferme, Baye Mayoro Diop est revenu sur les motivations de sa récente prise de position, suscitant de vives réactions dans l’opinion.
Face aux interrogations de certains proches et observateurs, l’acteur politique affirme avoir voulu clarifier sa démarche, précisant qu’il ne répond « jamais aux insulteurs », mais reste disposé à échanger avec ceux « qui veulent entendre des arguments ».
Au cœur de sa sortie, une demande sans détour : le renvoi du premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse de ne pas œuvrer pour la réussite du mandat présidentiel. Selon lui, certaines prises de parole et initiatives récentes traduisent une volonté contraire aux intérêts du chef de l’État et de la stabilité institutionnelle.
Parmi les faits évoqués, Baye Mayoro Diop cite notamment une déclaration qualifiée de « grave » présentant le mandat en cours comme une transition, ainsi que la tenue répétée de meetings politiques en pleine période de gouvernance. Il dénonce également des propos qu’il estime de nature à fragiliser le Président de la République et les institutions.
Dans un second temps, le ton se durcit davantage. L’intervenant exprime un « mépris » assumé envers ce qu’il considère comme un manque de respect envers les institutions républicaines. Il pointe en particulier l’organisation d’une activité officielle par le Premier ministre au moment même où le chef de l’État devait s’adresser à la Nation, y voyant un acte de désinvolture institutionnelle.
Déterminé, Baye Mayoro Diop prévient qu’il ne compte pas baisser le ton. « Tant que ce manque de respect vis-à-vis de notre pays et du Président ne cessera pas, je n’arrêterai pas de le dénoncer », martèle-t-il.
Cette sortie relance le débat sur les tensions internes et la discipline au sommet de l’État, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes attentes au Sénégal.
OLLADI IBRAHIMA
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