En tant qu’acteur de la société civile et président de l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), j’adresse ce message à la jeunesse guinéenne et à tout le peuple de République de Guinée.
Jeunes de Guinée,
Mes chers compatriotes,
Femmes et hommes engagés pour l’émergence de notre pays,
Selon les résultats provisoires du RGPH4, la République de Guinée compte plus de 17 millions d’habitants.
L’âge moyen est de 22 ans.
Près de 80 % de la population a moins de 35 ans.
Cela signifie une chose simple :
La Guinée est une nation jeune.
Et lorsqu’une nation est jeune, elle ne peut pas se permettre l’immobilisme.
Elle ne peut pas se permettre l’improvisation.
Elle ne peut pas se permettre la distraction.
À la jeunesse guinéenne
Vous êtes la majorité démographique.
Vous êtes l’énergie du pays.
Vous êtes la force capable de transformer cette nation.
Mais être nombreux ne suffit pas.
Il faut être formés.
Il faut être disciplinés.
Il faut être organisés.
Il faut être productifs.
Sortons de la démagogie.
Sortons de la facilité.
Sortons de l’illusion du succès instantané.
La réussite durable exige du travail.
Du sacrifice.
De la rigueur.
Rassemblons-nous pour que nos voix deviennent une force constructive.
Pour que nos cris de cœur deviennent des propositions structurées.
Pour que nous soyons une relève digne, capable de poser des bases solides pour les générations futures.
L’heure est à l’union, à la prise de conscience, au changement de comportement et de mentalité.
Nous sommes une force.
Et toute force porte une responsabilité.
Si notre pays échoue, nous en porterons aussi une part de responsabilité.
S’il réussit, ce sera grâce à nous.
Nous avons le pouvoir d’élire et de sanctionner nos dirigeants.
Soyons des citoyens patriotes, intègres et honnêtes.
Combattons l’injustice, la méfiance et toute forme de dérive autoritaire.
Ne soyons pas complices du retard de notre pays.
Luttons contre la marginalisation ethnique dans les postes de décision.
Exigeons des partis politiques le patriotisme et l’intégrité.
Tout leader qui manque d’intégrité et d’honnêteté ne doit pas être célébré, mais tenu responsable devant l’histoire.
Refusons de fabriquer de faux héros.
Il est temps de mettre fin à la démagogie qui consiste à promouvoir l’image au détriment du mérite.
Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des outils de manipulation ou de propagande mensongère.
La communication institutionnelle doit reposer sur la vérité, la transparence et le respect des citoyens.
La politique ne peut pas être un espace où l’intérêt personnel prime sur les valeurs.
Il est temps de restaurer l’éthique, la parole donnée et l’intégrité dans la gestion publique.
Aux ministères concernés par les données du RGPH4
Chaque enfant hors de l’école est une bombe sociale à retardement.
Nos universités doivent produire des compétences adaptées au marché du travail, et non seulement des diplômes, encore moins de faux diplômés ou des cadres incompétents.
La jeunesse attend des mécanismes réels d’insertion, pas des annonces répétées.
Elle attend la valorisation des écoles techniques et professionnelles.
Au ministère des Finances
Quand 80 % de la population est jeune, le budget national doit refléter cette réalité.
Le peuple vous a confié une mission.
L’histoire vous demandera des comptes.
Le RGPH4 révèle aussi une réalité qui doit nous faire réfléchir :
Nous avons deux fois plus de lieux de culte que d’écoles.
Cinq fois plus que d’infrastructures de santé.
Cela signifie que la population évolue plus vite que l’État.
La foi est une richesse.
Mais la foi seule ne crée pas d’emplois.
La foi seule ne remplace pas l’école.
La foi seule ne soigne pas les malades.
Notre défi n’est pas d’opposer.
Notre défi est d’équilibrer :
Spiritualité.
Éducation.
Santé.
Voilà le socle d’une nation stable.
Au Président de la République
Monsieur le Président,
Vous dirigez un pays dont la majorité est jeune.
Chaque décision prise aujourd’hui déterminera la Guinée de demain.
La jeunesse guinéenne n’a pas besoin de politiques de distraction.
Elle n’a pas besoin de récompenses fondées sur une popularité superficielle.
Elle n’a pas besoin d’un système qui valorise la visibilité plus que la compétence.
Lorsque les ressources publiques donnent le sentiment de privilégier l’image, la facilité ou la flatterie, nous envoyons un signal dangereux à toute une génération :
Que le mérite compte moins que le bruit.
Que l’effort compte moins que l’apparence.
Que la compétence compte moins que la proximité.
Une nation ne se construit pas sur le buzz.
Elle se construit sur le travail.
Sur l’éducation.
Sur l’emploi productif.
Sur la discipline collective.
Sur l’accompagnement des initiatives des jeunes.
L’histoire vous offre une opportunité rare :
Entrer dans la mémoire nationale comme le Président qui aura transformé la jeunesse en moteur de puissance et de développement.
Mais cela exige d’investir prioritairement dans l’école,
dans la formation,
dans la santé,
dans l’entrepreneuriat réel.
La jeunesse ne demande pas des faveurs.
Elle demande des chances équitables.
Elle ne demande pas des cadeaux.
Elle demande un cadre juste.
Le peuple vous a confié le pouvoir.
L’histoire vous demandera des résultats.
Le moment est venu d’aligner les priorités nationales sur la réalité démographique.
Le moment est venu de faire de la jeunesse non pas un slogan, mais la priorité budgétaire centrale de la République.
L’heure n’est plus aux constats.
L’heure est à l’action.
Pour notre jeunesse.
Pour notre stabilité.
Pour notre dignité nationale.
Ensemble, faisons de la jeunesse guinéenne non pas un défi à gérer, mais une puissance à révéler.
Notre vision : créer une nouvelle jeunesse avec une nouvelle mentalité.
M.Amadou Diallo, acteur de la société civile.




















