Affaire d’escroquerie dans la vente de noix de cajou : lourdes réquisitions et plaidoyers au procès de ce jou
Le procès relatif à une affaire d’escroquerie présumée portant sur près de 300 000 dollars américains, liée à la vente de noix de cajou, s’est poursuivi ce mardi 03 février2026 devant le TPI de Kalum, marqué par des réquisitions sévères du ministère public et des plaidoiries offensives des avocats des parties civiles.
À la barre, les conseils des sociétés plaignantes ont dressé le portrait d’un système bien huilé, fondé sur des manœuvres frauduleuses, ayant conduit à la livraison de marchandises sans paiement effectif.
Prenant la parole, Me Soumah, avocat des parties civiles, a pointé du doigt la responsabilité principale de Monsieur Sudhanshu, qu’il présente comme le responsable de l’opération.
« Tous les actes ont été posés par monsieur DAS. C’est lui qui a négocié les contrats, c’est lui qui a convaincu, il a emmené les parties à livrer les marchandises », a-t-il martelé devant la cour.
Sur cette base, Me Soumah a sollicité la condamnation principale de l’accusé au paiement de 94 mille 474,040$ US en faveur de AOB & Frères, et de
160 mille 693,074$ US au profit de la société Traoré Négoce.
Au titre des préjudices subis, l’avocat a également réclamé 5 milliards de GNF, dont 2 milliards pour AOB & Frères et 3 milliards pour Traoré Négoce.
Dans la même veine, Me Sylla a renforcé l’accusation en mettant en cause le rôle central de Monsieur Sudhanshu, présenté comme le véritable chef d’orchestre de l’opération frauduleuse.
« Monsieur Sudhanshu a réussi à convaincre en utilisant des manœuvres frauduleuses afin de détourner le paiement sécurisé par virement bancaire », a-t-il affirmé avant de continuer

Selon l’avocat, la qualité de directeur des opérations et des finances de la société Fer Commodity est clairement établie dans les documents versés au dossier, malgré les tentatives de dénégation de l’accusé.
« Il n’y a pas de confusion possible. Il est le chef d’orchestre de tout. Les éléments sont réunis : il a abusé d’une fausse qualité et s’est fait remettre des marchandises sans paiement préalable », a insisté Me Sylla.
Les avocats soutiennent que le changement du mode de paiement, la demande de livraison et l’appropriation des marchandises par plusieurs sociétés relèvent d’une stratégie délibérée, soigneusement planifiée.
Après ces réquisitions et plaidoyers appuyés, le tribunal a renvoyer pour la procédure pour l’affaire en délibéré le 03 mars2026. La décision est attendue à cette date, dans un dossier qui met une nouvelle fois en lumière les risques de fraude dans les transactions commerciales internationales, notamment dans le secteur stratégique de la noix de cajou.

Olladi Ibrahima
Altinfo : 626186900




















