Les réactions continuent de se multiplier après le décès du jeune candidat au baccalauréat, Mamadou Djouma. Alors que plusieurs voix réclament la démission ou le limogeage du ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, le juriste Boubacar Kegneko Bah estime que cette option ne permettrait pas de régler le problème de fond.
Selon lui, remplacer le ministre ne ferait que déplacer la question, sans apporter de solution durable. Il rappelle que les cas de fraude aux examens sont encadrés par les dispositions du Code pénal, dans ses articles 686, 687 et 688;
lesquelles prévoient des poursuites judiciaires et des sanctions à l’encontre des personnes reconnues coupables.
« Sans vouloir défendre le ministre, je pense que son départ ne résoudrait pas le problème. À chaque fois qu’un candidat sera impliqué dans une affaire de fraude, il pourra être poursuivi et condamné, puisque cela est prévu par le Code pénal dans ses articles 686, 687 et 688», fait-il saloir.
Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, le juriste appelle désormais à une réponse législative. Avec l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, il invite les députés à examiner la possibilité d’abroger les dispositions du Code pénal relatives à la fraude aux examens ou, à défaut, d’adopter une loi d’amnistie portant sur ces infractions.
Cette prise de position intervient dans un contexte de vive émotion et de débats sur l’application des sanctions en matière de fraude scolaire, relançant les interrogations sur l’équilibre entre la répression des infractions et la protection des droits des candidats.
OLLADI IBRAHIMA
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